Leccia Bastien à Corté

Né le 3 novembre 1919 à Conca di Porto-Vecchio (Corse) Décédé le 9 avril 2004 à Marseille (Bouches-du-Rhône)

Député des Bouches-du-Rhône de 1967 à 1968

Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1983 à 1989

Bastien Leccia est né le 3 novembre 1919 à Conca, dans les montagnes au nord de Porto-Vecchio.

« La plus grande ville corse » selon ses mots, il ne cesse de placer l’Île de Beauté au cœur de ses préoccupations et de son action publique ».

Il exercera la profession d’expert-comptable à Marseille et adhère à la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) : membre des Jeunesses socialistes du onzième canton des Bouches-du-Rhône à partir de 1936, il en devient secrétaire général en 1939. Il prend la direction départementale des Jeunesses socialistes et participe à la Résistance au sein du Mouvement de libération nationale, à partir de 1941. En août 1944, il combat avec les Forces françaises de l’intérieur pour la libération de Marseille.

Il rejoint l’Union démocratique et socialiste de la Résistance en octobre 1945. Ami de Gaston Defferre, il est élu conseiller municipal de Marseille en 1959. Il est également proche de François Mitterrand.

Il crée à Marseille en 1955 la : « Maison de la Corse » ainsi que de la : « Fédération des groupements corses des Bouches-du-Rhône », qu’il dirigera de 1957 à 1999, ce dernier se fait l’avocat des intérêts de l’Île de Beauté à l’Assemblée nationale. Pendant la discussion du projet de loi de finances d’octobre 1967, il souligne les nombreux handicaps dont souffre la Corse. Il déplore ainsi les frais qui écrasent les importations et les exportations corses et qui entraînent la hausse du coût de la vie. Il regrette également le sous-équipement de l’île.

La gauche arrive au pouvoir en 1981, il suit Gaston Defferre au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation. Il sera nommé : délégué aux Affaires corses de juillet 1981 à août 1982 par le maire de Marseille. Jouant un rôle essentiel dans la mise en place du premier statut particulier de la région de Corse en mars 1982. Il sera nommé président de la Compagnie nationale du Rhône en avril 1982, fonction qu’il abandonnera à son entrée à la Haute assemblée en mai 1983.

Le 11 mai 1983, il devient sénateur des Bouches-du-Rhône. Au Palais du Luxembourg, il s’inscrit au groupe socialiste, lui qui préside ensuite l’Union des élus socialistes et républicains des Bouches-du-Rhône à partir de 1987. Membre de la commission des affaires étrangères en 1983 et de 1986 à 1989, il siège également à la commission des lois de 1983 à 1986.

Il s’exprime ainsi au sujet de la Corse, en juin 1985, lors de la discussion du projet de loi relatif à l’élection des conseillers régionaux. Soulignant une nouvelle fois la «spécificité géographique, historique et culturelle de l’île », l’ancien délégué aux Affaires corses dépose un amendement afin que la Corse demeure une circonscription unique. Il s’intéresse aussi, en mai 1987, à la modification du régime électoral de la ville de Marseille.

Il s’exprime en outre sur le projet de loi relatif à la liberté de communication, en juin 1986. Rappelant que c’est le pouvoir socialiste qui a libéré l’audiovisuel à partir de 1981, il voit dans le texte proposé par le gouvernement de Jacques Chirac la menace d’un « véritable démantèlement du service public », avec en particulier la privatisation annoncée de TF1. Il s’abstient par ailleurs sur la loi relative au revenu minimum d’insertion, en novembre 1988.

Il décède le 9 avril 2004 à Marseille âgé de quatre-vingt-quatre ans. Ce militant socialiste qui a consacré toute sa vie à la Corse et à Marseille est ensuite inhumé dans son village natal de Conca.

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